Vendredi 13 novembre 2009
5
13
/11
/Nov
/2009
16:09
C'est là que tout a commencé,je crois...
Et je crois même pouvoir donner une date: 7 août 1980!
Ma passion des voyages...et cette indépendance farouche qui m'a causé tant de torts.
Nous étions alors quatre jeunes cons partis aux USA passer l'été.
A l'époque,biberonnés à la musique des Doors,la Californie était encore un mythe.
(Maintenant,ce serait plutôt une usine à $$$$$)
Jean-Denis,François (qu'on n'avait pas encore surnommé Quéquette),Joz et votre serviteur...
Nous passions quelque temps chez des potes à Santa Monica (pauvres petits étudiants malheureux!)quand l'un d'entre nous a eu cette idée (sublime): "Et si nous allions chez Peyo à Mexico? c'est juste à côté!"
Effectivement,sur le Rand Mac Nally Road atlas (que je conserve encore avec piété),c'était juste a coté!
BANCO!
Evidemment,sans un rond en poche,impensable d'y aller en avion.
Notre vieille Olsmobile poussive,achetée 800 dollars le mois d'avant à un dealer de Oakland,ne paraissait pas en mesure de faire le voyage.
Restait le bus ou le train...
Sans trop savoir pourquoi,on a choisi le train.
Une journée de Greyhound déjà pour rallier la frontière.Direction Mexicali,et son pendant mexicain calexico.
Ou le contraire,je sais plus bien.
Là , j'ai commis l'erreur que je me suis ensuite JURE de ne plus jamais commettre.
Je ne parle pas un mot d'espagnol (je vous ai déjà expliqué plus haut que j'ai appris l'allemand,faut suivre!)
Donc ,j'ai laissé un des trois autres aller acheter les billets.Nous lui avons fait confiance,fatale erreur.
Parce que,de Calexico à Mexico City,il ya DEUX trains. Deux au moins...
Le premier met 40 heures (environ!)...c'est le super Express,
Le second est un omnibus:il s'arrête dans TOUTES les gares.
Et des gares perdues,dans ce foutu désert de Sonora,il y en a...
Même quand il n'y en a pas,le train s'arrête :pour faire refroidir la locomotive...
Ou peut-être laisser le temps au fameux mexicain de Lucky Luke d'aller finir sa sieste ailleurs que sur la voie.
A votre avis..on a pris lequel?Le moins cher,évidemment...
Non,je ne ferai plus jamais confiance à personne.
La première nuit fut dantesque.Pas de climatisation ,évidemment.
40° dans les wagons...on roule les fenêtres grandes ouvertes.Le bonheur total .Surtout quand se lève la tempête de sable...pas d'eau,évidemment.(j'étais encore à mes débuts de routard:on avait oublié)
Dans un gros "gallon"en plastique(pour 4!),juste une boisson à l'orange au gout tellement sucré qu'elle desseche plus qu'elle ne désaltère.Surtout mélangée au sable qui vole dans tout le wagon.
Les flics avec la mitraillette sur le toit du train (dans ce coin là,on attaque encore les trains!)
Et,pompon du pompon,pas de toilette.Ou plutot si:des toilettes de train mexicaines.
Pour les trouver deux options:repérer à l'odeur ...suivre ou les mouches.
Au matin,on ouvre les yeux..et le Rand Mac nally Road atlas:Benjamin Hill...
On n'a quasiment pas avancé.
Et les quatre cons de compter les heures...et les gares!Et de payer au prix fort en chemin ce qu'on a oublié de prendre avant de partir...la bouffe,et l'eau.
Bref,au bout de 4 jours,nous arrivons péniblement à Guadalajara.Je prends enfin la direction des opérations:exit le train,et place au bus."Tres estrellas de Oro",je m'en souviens encore...Les kilomètres qui n'en finissaient pas sont avalés d'une traite.Le soir,nous serons à Mexico.
Juste le tremps de s'offrir une tourista,une virée à Teotihuacan..et retour à Los Angeles ,via Tijuana ce coup-ci...
2500 kilometres et 40 heures de bus non stop,quand même...
1O jours de voyage,dont deux nuits chez Peyo,dans le quertier le plus chic de la ville.
J'aurai appris deux choses le temps de ce voyage homérique
1.Je ne compterai plus que sur moi-meme dans ma vie.Quelque soit le prix à payer.
Ca ne vaudra pas que des amis...et j'y laisserai ma première femme.
2.Et j'aime voyager.J'adore voyager même!Depuis,je n'ai plus arrêté!
Yoghi
Et je crois même pouvoir donner une date: 7 août 1980!
Ma passion des voyages...et cette indépendance farouche qui m'a causé tant de torts.
Nous étions alors quatre jeunes cons partis aux USA passer l'été.
A l'époque,biberonnés à la musique des Doors,la Californie était encore un mythe.
(Maintenant,ce serait plutôt une usine à $$$$$)
Jean-Denis,François (qu'on n'avait pas encore surnommé Quéquette),Joz et votre serviteur...
Nous passions quelque temps chez des potes à Santa Monica (pauvres petits étudiants malheureux!)quand l'un d'entre nous a eu cette idée (sublime): "Et si nous allions chez Peyo à Mexico? c'est juste à côté!"
Effectivement,sur le Rand Mac Nally Road atlas (que je conserve encore avec piété),c'était juste a coté!
BANCO!
Evidemment,sans un rond en poche,impensable d'y aller en avion.
Notre vieille Olsmobile poussive,achetée 800 dollars le mois d'avant à un dealer de Oakland,ne paraissait pas en mesure de faire le voyage.
Restait le bus ou le train...
Sans trop savoir pourquoi,on a choisi le train.
Une journée de Greyhound déjà pour rallier la frontière.Direction Mexicali,et son pendant mexicain calexico.
Ou le contraire,je sais plus bien.
Là , j'ai commis l'erreur que je me suis ensuite JURE de ne plus jamais commettre.
Je ne parle pas un mot d'espagnol (je vous ai déjà expliqué plus haut que j'ai appris l'allemand,faut suivre!)
Donc ,j'ai laissé un des trois autres aller acheter les billets.Nous lui avons fait confiance,fatale erreur.
Parce que,de Calexico à Mexico City,il ya DEUX trains. Deux au moins...
Le premier met 40 heures (environ!)...c'est le super Express,
Le second est un omnibus:il s'arrête dans TOUTES les gares.
Et des gares perdues,dans ce foutu désert de Sonora,il y en a...
Même quand il n'y en a pas,le train s'arrête :pour faire refroidir la locomotive...
Ou peut-être laisser le temps au fameux mexicain de Lucky Luke d'aller finir sa sieste ailleurs que sur la voie.
A votre avis..on a pris lequel?Le moins cher,évidemment...
Non,je ne ferai plus jamais confiance à personne.
La première nuit fut dantesque.Pas de climatisation ,évidemment.
40° dans les wagons...on roule les fenêtres grandes ouvertes.Le bonheur total .Surtout quand se lève la tempête de sable...pas d'eau,évidemment.(j'étais encore à mes débuts de routard:on avait oublié)
Dans un gros "gallon"en plastique(pour 4!),juste une boisson à l'orange au gout tellement sucré qu'elle desseche plus qu'elle ne désaltère.Surtout mélangée au sable qui vole dans tout le wagon.
Les flics avec la mitraillette sur le toit du train (dans ce coin là,on attaque encore les trains!)
Et,pompon du pompon,pas de toilette.Ou plutot si:des toilettes de train mexicaines.
Pour les trouver deux options:repérer à l'odeur ...suivre ou les mouches.
Au matin,on ouvre les yeux..et le Rand Mac nally Road atlas:Benjamin Hill...
On n'a quasiment pas avancé.
Et les quatre cons de compter les heures...et les gares!Et de payer au prix fort en chemin ce qu'on a oublié de prendre avant de partir...la bouffe,et l'eau.
Bref,au bout de 4 jours,nous arrivons péniblement à Guadalajara.Je prends enfin la direction des opérations:exit le train,et place au bus."Tres estrellas de Oro",je m'en souviens encore...Les kilomètres qui n'en finissaient pas sont avalés d'une traite.Le soir,nous serons à Mexico.
Juste le tremps de s'offrir une tourista,une virée à Teotihuacan..et retour à Los Angeles ,via Tijuana ce coup-ci...
2500 kilometres et 40 heures de bus non stop,quand même...
1O jours de voyage,dont deux nuits chez Peyo,dans le quertier le plus chic de la ville.
J'aurai appris deux choses le temps de ce voyage homérique
1.Je ne compterai plus que sur moi-meme dans ma vie.Quelque soit le prix à payer.
Ca ne vaudra pas que des amis...et j'y laisserai ma première femme.
2.Et j'aime voyager.J'adore voyager même!Depuis,je n'ai plus arrêté!
Yoghi